LE FIGARO : RÉCIT - Les négociations de contrats au bénéfice du président de la première puissance mondiale, ou de son cercle proche, sont au cœur de la diplomatie américaine. Dernier exemple en date, un accord pétrolier profitant à Steve Witkoff et Jared Kushner, en marge des discussions avec Vladimir Poutine.
La stratégie américaine évoque un mélange de Risk et de Monopoly. De la Russie au Moyen-Orient, du Venezuela à Cuba, la diplomatie de la première puissance mondiale voit de plus en plus fréquemment les intérêts patrimoniaux du président américain et de sa famille se mêler aux considérations géopolitiques, avec des conséquences stratégiques majeures. Échappant dorénavant largement au Congrès et au Département d’État, les affaires étrangères sont gérées de façon opaque par Jared Kushner et Steve Witkoff, le gendre et l’ami du président.
Se déroulant généralement sans témoins ni traces écrites, les discussions sur les affaires internationales incluent les négociations de fructueux contrats dont bénéficient les intéressés ou leurs familles, ou bien des groupes financiers leur étant liés. Et au lieu de constituer des à-côtés lucratifs aux discussions, elles en deviennent l’élément central. L’accélération du pivot américain en faveur de Moscou dans le conflit russo-ukrainien au cours du week-end s’est accompagnée d’un extraordinaire tournant dans les négociations avec la Russie. » | Par Adrien Jaulmes, correspondant à Washington | jeudi 15 octobre 2026
Réservé aux abonnés




